L’avion électrique, c’est pour bientôt ?

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Attachez votre ceinture et contrôlez que les batteries de l’avion soient bien chargées ! Tels sont les réflexes que nous pourrions avoir, d’ici une dizaine d’années, à bord d’un avion. De nouvelles start-up, dont Zunum Aero, spécialisées dans l’aviation civile, ont promis de construire un avion électrique pour transporter 10 à 50 passagers sur une distance de 700 kilomètres maximum. L’objectif est donc de faciliter le transport aérien en région.

Pourquoi maintenant ?

Le projet, soutenu par Boeing et Jet Blue, s’inscrit dans la volonté de l’industrie aéronautique américaine de baisser drastiquement les émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble de la flotte. Dans un premier temps, ça passe donc par renouveler le parc intérieur. La création de cette nouvelle flotte d’avions répond aussi à différentes initiatives qui se mettent en place. Zunum Aero a ainsi rejoint Wright Electric qui travaille aussi à construire de nouveaux avions électriques mais avec une capacité de transport de voyageurs plus importante.

Ces avions électriques ont aussi l’avantage d’être beaucoup moins bruyants que les actuels, le voisinage des aéroports ciblés par les deux start-up ne devrait donc pas être ennuyé par le bruit ambiant.

Pourquoi devez-vous vous sentir concerné par l’avènement de l’avion électrique ?

La pression environnementale sur l’industrie aéronautique est aujourd’hui très importante. Considérée comme une des industries les plus polluantes, elle a pris conscience que si elle veut transporter encore plus de voyageurs dans les années à venir, elle doit réduire drastiquement son empreinte carbone.

Cependant, avant d’arriver à construire une flotte d’avions électriques digne de ce nom, plusieurs défis sont à relever. Et le premier d’entre eux n’est pas le moindre : quelle doit être la capacité de charge des batteries ? Combien de batteries faudra-t-il dans un avion électrique pour transporter une cinquantaine de passagers sur 700 km ? Pourra-t-on les recharger en plein vol ? Autant de questions auxquelles il est difficile de répondre puisque les technologies actuelles ne permettent pas d’y répondre.

C’est donc un défi majeur que se lancent les deux start-up pour résoudre une problématique qui ne l’est pas moins.