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Le Club Med plonge ses clients dans la réalité virtuelle

Temps de lecture : 2 minute(s)

La réalité virtuelle bouscule notre rapport traditionnel au monde des images et à notre environnement immédiat. Faire rêver, divertir, éduquer ou tout simplement vendre… elle s’invite de plus en plus dans notre quotidien. Du moins, c’est ce que souhaiterait les marques qui investissent dans ce nouveau média. Les principaux acteurs du tourisme se sont donc naturellement emparés du sujet avec pour principal objectif de faire vivre à leurs clients des expériences uniques.

Le leader du séjour en village vacances, le Club Med,  a ainsi équipé ses agences depuis 2016 de casques Samsung Gear VR pour offrir une plongée à 360° de ses destinations aux vacanciers. Cette visite immersive et innovante de leur futur lieu de vacances a pour principal objectif de convaincre les voyageurs d’acheter un séjour.

Le tourisme est un vrai enjeu du design émotionnel dans la réalité virtuelle

Pour le Club Med, ce n’est pas tant la technologie qui l’intéresse mais l’expérience différente et unique qu’elle offre à ses clients. Donner envie, accrocher le regard, capter l’ouïe, tels sont une partie des éléments dont on a besoin lorsqu’on conçoit un service de pure design émotionnel. Depuis ses débuts, le Club Med s’inscrit dans cette démarche centrée utilisateur pour vendre ses séjours grâce aux choix de ses destinations, à la célèbre ambiance des villages et aux photos et souvenirs que les clients rapportent. Aujourd’hui, la réalité virtuelle offre à la marque la possibilité d’élargir le champ des possibilités et des émotions.

Est-ce une réelle opportunité pour les acteurs du tourisme ?

Le Club Med affirme que l’engouement pour la réalité virtuelle est telle que ses agences ont été équipées rapidement, avec deux ou trois casques. Cependant, la société ignore si cet investissement a eu un impact sur ses ventes. Il n’existe pas pour l’instant d’outils de tracking fiables qui permettent de suivre le parcours d’un utilisateur à partir de son casque virtuel.

Et c’est ici que l’on rencontre un des premiers écueils de l’utilisation de la réalité virtuelle dans un environnement marchand. Aujourd’hui, les vacanciers choisissent avec soin leur destination de vacances, en l’évaluant en fonction de leurs besoins. Une expérience, aussi immersive soit-elle, ne convaincra le client que si la promesse est transparente jusqu’au bout du parcours. Si c’est pour voir une vidéo à 360° qui met en scène l’équipe de GO, les activités et le cadre idyllique, c’est bien trop peu pour convaincre, surtout lorsqu’on a un budget serré.

Le manque d’autonomie des utilisateurs est aussi un énorme frein. L’expérience n’est accessible qu’en agence, même si les vidéos sont visibles sur la chaîne YouTube. Il est impossible au client de prolonger l’expérience chez lui, sauf s’il est équipé. Or, aujourd’hui, s’équiper dans ce domaine coûte encore cher et le public ne voit pas encore l’intérêt de le faire.

Aussi unique soit l’expérience VR du Club Med, elle restera, pour l’instant, qu’un marché de niche pour quelques happy fews.