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Le co-farming, secret d’une agriculture responsable ?

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Co-working, co-conception, co-innovation, les démarches collaboratives et l’économie du même nom font partie du paysage de l’entrepreneuriat. Alors que l’on peut penser ces logiques réservées à de jeunes entreprises du tertiaire, elle touche aussi des activités beaucoup plus traditionnelles comme l’agriculture. Le co-farming est une tendance lourde du secteur qui permet de mettre en réseau des exploitations pour assurer leur pérennité. Ce secteur en difficulté, dans lequel les petites exploitations sont contraintes par les géants de l’agroalimentaire de vendre à moindre coût. Ces réunions d’acteurs permettent d’offrir visibilité et représentativité à leurs membres.

Pourquoi parle-t-on de co-farming maintenant ?

L’idée du co-farming est de créer une organisation coopérative entre des exploitations plus ou moins éloignées. Il est alors possible d’imaginer des prêts et des mutualisations de matériel mais aussi l’élaboration de modèles de vente collaboratifs. Le partage des moyens et la diminution des coûts sont une excellente façon de participer à l’efficacité des exploitations. Il est à noter que des plateformes de location de matériel entre agriculteurs existent déjà, comme votremachine. Le but est d’initier des collaborations pour partager les compétences nécessaires au développement de ses membres. Les agriculteurs se rassemblant peuvent étendre leurs gammes et proposer de véritables solutions de vente en direct. Cela peut être un véritable coup de fouet pour la consommation locale.

En quoi devez-vous vous sentir concerné ?

La production agricole de demain, sa viabilité économique et son rendement, peuvent être déterminés par cette logique collaborative. Plus les agriculteurs collaboreront ensemble, c’est mutualiser efficacement les ressources matériel et humaines qui, à terme, offriront plus de moyens aux exploitations. De plus, une plus grande force de frappe de la part des collectifs d’agriculteur peut signifier une progression de la vente directe aux consommateurs.De même, gagner en pouvoir de négociation établira une agriculture plus durable et un nouveau rapport de force avec les intermédiaires.