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Faircap, boire de l’eau potable pour 1 centime

En cette journée mondiale de l’eau, nous avons décidé de mettre en avant une très belle initiative. Faircap a pour objectif de réduire le coût de l’eau potable à 1 centime du litre. Présenté durant la POC 21, avant la COP 21, ce projet consiste en un bouchon réutilisable qui rend l’eau potable. Créé en 2015, mais plus que jamais d’actualité, ce procédé a pour intérêt d’utiliser l’impression 3D et d’être disponible en open source. Il a actuellement un coût unitaire qui avoisine les 5$ mais l’objectif final est fixé à 1$.

Quel peut être l’impact du projet Faircap ?

L’objectif premier pour l’inventeur, Mauricio Cordova, est d’offrir une solution viable et rapide dans les pays pauvres. Il serait alors possible de réduire fortement les épidémies liées à la consommation d’eau comme celle du choléra. Pour que cela devienne une réalité, le projet est totalement tourné sur la réduction des coûts. Cela passe par l’utilisation de l’open source et de l’impression 3D mais aussi par la recherche de méthodes novatrices de filtration. De plus, Faircap souhaite toucher le monde entier en permettant une forte réduction de la consommation de plastique. En effet, une solution de filtration à moindre coût limiterait l’utilisation de contenant.

Comment Faircap rend l’eau potable ?

La technologie utilisée pour ce bouchon est l’ultrafiltration, très efficace mais qui représente une partie non négligeable des coûts totaux. L’achat de cartouches à membrane en fibre de polypropylène est pour le moment nécessaire afin de rentrer dans les standards de l’agence américaine de santé. Cette méthode est utilisée en complément du charbon actif. Comme l’indique le guide open source, pour rendre opérationnel Faircap, il suffit de prendre du sel, du charbon, du coton et d’un bouchon 3D. Cela permet une élimination de 99,9% des impuretés de l’eau. Afin de réduire les coûts de production des bouchons, l’organisation se penche sur l’utilisation de lampe à UV pour remplacer les cartouches. En complément de la filtration par le charbon actif, les UV auraient les même capacités antibactériennes.

Bien qu’elle soit encore incomplète, cette solution est porteuse de grands espoirs tant dans ses promesses que dans sa réalisation.