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Fintech, la Chine montre le chemin

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L’information est passée quasiment inaperçue, mais les Etats-Unis n’est plus la terre promise des fintech. Au début de l’année, la Chine a dépassé l’Oncle Sam en devenant le premier pays à investir massivement dans ces jeunes pousses du secteur financier.

En investissant plus de 10 milliards de dollar, l’empire du Milieu conforte ainsi le rôle qu’elle entend tenir sur la scène mondiale. Le milieu bancaire chinois a eu longtemps l’image d’un milieu fermé et sclérosé. Mais depuis dix ans, les grandes banques chinoises ont accéléré leur digitalisation et celle du secteur. A vitesse grand V, même.

Pourquoi maintenant ?

La Chine a longtemps souffert d’un drôle de paradoxe : un secteur bancaire peu ouvert aux technologies, confiné au marché intérieur et une population hyperconnectée . Les deux mondes ne pouvaient plus coexister sans créer des frictions internes. Pour satisfaire la demande interne, et notamment les besoins des clients, la Chine se devait de réagir.

De jeunes pousses ont donc bousculé le marché. Elles viennent aussi bien du jeu en ligne ou du e-commerce  Elles ont tous cependant un point commun : ce sont toutes des licornes et trustent les premières places du classement mondial des fintech. La réussite d’Alipay, la plate-forme de paiement en ligne du géant Alibaba, confirme la place centrale qu’occupe désormais la Chine.

En quoi devez-vous sentir concerné par les fintech chinoises ?

S’il n’y avait qu’une seule raison à avancer, c’est que nous sommes à la traîne sur le sujet en Europe. Nous n’avons investi que 3 milliards de dollars en 2016. Il est inquiétant de constater que sur les principaux sujets d’avenir, essentiels sur de nombreux points, le Vieux Continent est en retard. Et même si Londres reste la capitale des entreprises fintech, il n’en demeure pas moins que le retard pris dans les investissements se paieront un jour ou l’autre.

Les fintech chinoises ont désormais aussi les capacités et les moyens d’investir dans trois technologies, à commencer par le paiement mobile, la blockchain et l’intelligence artificielle.

Dans ce nouveau contexte, il est probable que l’Europe subisse plus qu’elle n’acte, si elle ne prend pas le train en marche.