Rafraîchir les villes, un impératif écologique ?

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La dernière (courte) canicule a mis en avant qu’en ville, il faisait plus chaud qu’ailleurs. La tendance ira en s’amplifiant dans les décennies à venir. Un des impératifs écologiques n’est-il pas de rafraîchir les villes ?

Des canicules de plus en plus fréquentes

80 % de la population des pays développés vit en ville.

Le taux d’urbanisation atteint près de 50 % dans le monde.

Hausse globale des températures d’au moins 2° due au changement climatique.

Conséquence : Un été sur deux sera caniculaire.

Le manque de végétation, la géométrie tridimensionnelle de la ville et l’utilisation de matériaux artificiels font qu’il fait plus chaud en ville que dans une zone rurale et moins densément peuplée.

Ce phénomène persiste la nuit. On l’a surnommé « îlot de chaleur ».

À quoi ça ressemble un îlot de chaleur ?

3° à 7°

C’est la différence de température observée entre Paris et les zones plus vertes de sa périphérie (Bois de Vincennes et Bois de Boulogne) en période caniculaire.

Quelles sont les solutions écologiques pour rafraîchir les villes ?

  • Réintroduire le végétal (terre, pelouse, arbre, etc.) en milieu urbain
  • Végétaliser les immeubles et notamment les toits
  • Utiliser le réseau d’eau froide / eau non potable de certaines villes pour rafraîchir les bâtiments (exemple avec les hôpitaux de Paris)
  • Utiliser certaines vieilles méthodes éprouvées comme arroser le sol avec de l’eau non potable ou peindre les bâtiments en blanc
  • Repérer les couloirs naturels d’air en ville pour évacuer la chaleur et empêcher les constructions d’immeuble qui contrarieraient cette circulation
  • Développer des matériaux de construction qui évacuent mieux la chaleur.

À oublier : la climatisation

Rejeter l’air chaud dehors augmenterait de 2° la température ambiante.

Source : Météo France et Ademe

 

comment rafraîchir les villes ?